Alexandre Despas Ironman

Nos limites n'existent que dans nos craintes.

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Lors du dernier article, je vous avez laissé sur la ligne de départ, voici la suite :

alors nous y voila, il est 8h30, le départ est lancé pour  les athlètes élites ,nous partirons 2’30 min après.

c’est notre tour, je décide de partir tranquillement , à mon rythme et laisser partir les fous fous devant. je suis à mon rythme, je ressent dans les quadriceps, la fatigue musculaire de la marche de la veille, mais ça pourrait être pire…

les kilomêtres défilent dans la ville, à travers les grands boulevards, je reste à mon rythme de croisière. je n’ai ni montre, ni cardio, aucun point de repaire si ce n’est mes sensations . de toute façon, il serait utopique de penser pouvoir suivre un rythme pédéfini, vu ma condition. je sais pertinement que mes aventures de la veille et mon dernier repas vont me couter cher et se rappeleront à moi tot ou tard, je ne fait pas d’illusion. j’ai d’ailleur pris avec moi un billet de 5 euros pour rentrer en métro en cas d’abandon. je ne veux surtout pas me blesser alors que la saison n’a même pas commencer.

km7, j’entends Seb m’encourager, ça fait du bien, ça booste. à ce moment, les sensations ne sont pas aussi terribles que je l’avait envisagé. la fatigue est bien présente mais je peux courir à un bon rythme.

les kilomêtres passent, je pense à bien boire, bien me ravitailler. je ne suis pas aérien, mais j’ai le sentiment d’être très régulier. je n’ai aucuns moyens de savoir ou j’en suis. je suis à l’écoute de mon corps et me fie à mes sensations.

le marathon me fait traverser la ville de part en part et je découvre tous les haut lieu de barcelone. il faut reconnaitre que le tracé est idéal pour découvrir la ville.

tous les 5 kms, je retrouve Seb qui lui aussi fait son marathon métro course marche pour me retrouver à différent passage. nous échangeons à chaque fois et lui fait part de mes sensations et du fait que je pense pouvoir le finir.

je passe le premier semi en 1h28’44, je fait ma route tranquillement, régulièrement.

au km 28 les douleurs musculaires se font terriblement sentir. elles arrivent 7 km plus tôt que d’habitude. je sais que mon programme de la veille et que mon sandwich au saussisson en guise de dernier repas y sont pour quelques chose. je savais que ça allait se faire ressentir sur la distance, mais ça arrive quand même bien tôt. à partir de là, j’ai conscience que ça va devenir difficile. je me dit que se ne sont que des douleurs mais qu’objèctivement, mes muscle, sous cette douleur sont censés fonctionner normalement. je soigne mes ravitos et m’oblige à garder le rythme en me disant que la douleur n’est qu’un état d’esprit, il ne faut pas l’écouter.

je croise Seb et lui dit que « là, ça va commencer à devenir difficile », il m’est d’un grand soutien, il m’encourage, je le retrouve partout, ça m’aide. parfois, je le cheche dans la foule et ça me fait un peu oublier mes jambes .

Sur les 14 derniers km, je me focalise sur ma foulée, ma respiration, je m’obstine à garder le même rythme. je me dis que je dois conserver mon rythme et aller le plus loin possible comme ça, et si je doit exploser, j’aurai au moins fait pas mal de kilomêtres à un rythme régulier. les kilomêtre défilent, je reste concentré et ne fais plus vraiment attention aux décors qui m’entourent, je suis dans le dur..

km 38, il en reste 4, je sais maintenant que je vais aller au bout. un coureur à coté de moi me dit q’on passera sous les trois heures. je suis content vu ma condition. je ne m’enflamme pas et reste au même rythme.

la ligne d’arrivée se profile, il est 11h30, tout au fond:  l’ancien palais royal. cette image restera gravé à jamais en moi.

c’est fini, je l’ai fait malgrès tout, bien conscient d’avoir tenté le diable et de n’être pas passé loin de la correctionnelle. Seb arrive, me félicite, je suis heureux mais lui dit: « plus jamais comme ça, c’est une connerie ».

l’après midi à été savouré comme jamais: fariente au soleil et un bon repas: la sempiternelle pizza d’après course le midi et une bonne paella le soir. nous rentrons à l’hotel vers les 23h30. je suis érinté et dit à Seb qu’il peut ronfler autant qu’il veut, je suis tellement fatigué que je ne l’entendrai pas…

Grosse erreur, la nuit fut comme les précedentes: SONORE !!!

ça aussi, ça aura fait parti de l’aventure.merci encore Seb, haha…

le lendemain, nous avons visité la ville. enfin , autant que j’ai pu, j’avais du mal à marcher. des tapas à midi, visite de la vieille ville l’après midi et nous sommes reparis vers 17h et arrivé aux alentours des minuits.

ce fut un sacré weekend, qui restera gravé à jamais dans ma mémoire, merci Seb d’avoir partagé cette aventure avec moi et de m’avoir soutenu et supporté (à tous les sens du termes)durant ces quelques jours

la nuit qui suit, fut réparatrice, enfin pas pour tout le monde, il parrait que j’ai…………….RONFLé !!!!!! (oups )

PS: j’ai encore un peu de mal à marcher, mais ça va

PS’: ma fierté sur cette épreuve, hormis le fait d’être allé au bout restera ma régularité: j’ai passé le premier semi en 1h28’44 et le deuxième en 1h28’43, 1 seconde de mieux, faut le faire non ? et le tout sans montre !

 j’ai également été hyper régulier, sur chaque 5 km : 20’58/20’40/21’22/21’11/20’40/20’53/21’26/21’18//2.2 km 9’03. j’aurai voulu le faire que…

voici le lien vers toutes les infos de ma course: http://www.barcelonamarato.es/cgi-bin/buscate.py

c’était au programme, programme respecté.

voila c’est fait, le marathon de barcelone est fait.

sincérement c’était vraimment mal parti.

tout d’abord, ma préparation n’était pas idéale. c’est derniers temps j’étais plus focalisé sur ma préparation ironman que course à pied et un douleur au genou gauche me forçait à ne courrir qu’une fois par semaine. c’est un peu légé pour un marathon, mais ça m’arrangait bien, je n’avais pas envie plus que ça de courir.

jeudi à l’entrainement, je suis allé courir et y j’ai roulé après et j’y ai fait une grosse déshydratation car j’étais trop couvert. lendemain gros mal de crane et grosse difficulté à dormir.nous sommes parti avec seb vendredi soir après le boulot et sommes arrivés à 1h30 samedi matin.

première nuit en espagne et quelle nuit : Seb à ronfler toute la nuit et j’ai du dormir 4h . reveil 7h, nous partons dans barcelone pour prendre le dossart et nous sommes ravi par la douceur du climat,c’est agréable ça nous change.

l’après midi nous somme allés randonné au mont Serra, et ç’était magnifique. une bonne marche de 4h avec 500 m de dénivelé positif. on passe un bon moment, les paysage sont spéctaculaire, j’oubli la course même si j’ai conscience que faire une rando nla veille d’un marathon n’est pas idéal.

nous finissons tard et nous n’avons pas le temps de manger avant d’aller au match voir le Barça jouer. on prend un petit sandwich au saucisson au début du match et un coca.là encore j’ai l’impression de faire une connerie question diététique pour le lendemain.le match au camp nou, impressionnant. mais nous sommes très très fatigué et nous rentrons nous coucher sans manger directement après le match. il est à peu près minuit et dans mon esprit c’est de la folie de faire le marathon dans ces condition de fatigue de préparation et de diététique.

au moment de me coucher je dis à Seb: « je mets le reveil, si je me reveille, on verra sinon, on fera une grasse mat »

le reveil sonne à 6h30 je suis exténué , je me lève pour aller au toilette et décide de me recoucher. 20 min plus tard et toujours pas endormi (c’est le seul moment ou les ronflement de seb on servi à quelque chose)je décide de vraiment me lever et d’aller le faire ce foutu marathon ou , du moins nen prendre le départ (je ne fait pas d’illusion).

il est 6h50 je ne suis pas douché, je n’ai pas mangé, nous avons 30 min de route pour se rendre au départ, qui est à 8h30, TOUT VA BIEN…

je mange un peu de sport dej en express et nous partons.

Seb sur le trajet se plante de route, nous arrivons sur place 10 min avant le départ, il propose de me laisser y aller pendant qu’il cherche une place, je refuse et reste avec lui (je cherche encore un moyen de rater le départ…)

pas de bol, noous trouvons une place très proche et je suis sur la ligne de départ environ 2 min avant le départ. ça y est, maintenant que j’y suis, autant le faire. il est 8h30 ,c’est parti…

la suite prochainement

Ça y est, il l’a fini son marathon ! Moins de 3h, un exploit…Il est fort quand même.

Je l’ai fait crapahuter pour l’épuiser (ah Montserrat!)
Je l’ai affamé, à peine un sandwich.
Je l’ai empêché de dormir, ronflements la nuit, blabla dans la voiture)
Je l’ai fait arriver le plus tard possible (moins de 10 mins avant le départ)
Je l’ai ultra-motivé avant la course (« c’est pas grave… si tu le sens pas…. »)

Malgré tout ça, il fait son petit marathon du dimanche!!

J’ai peut être créé une nouvelle façon de coacher les champions.
Philippe Lucas, à coté de moi, c’est vraiment de la merde !

Ce matin je pensais vraiment qu’il le ferait pas et qu’on dormirait un peu plus… Mais non, Alex a tenu à le faire… et il l’a fait !

15000 coureurs, ca en fait du monde !

J’étais à peu près sûr de ne plus revoir notre athlète avant l’arrivée… eh ben non, je me suis bien débrouillé! J’ai enchainé métro et petites courses à pieds pendant que Môssieur faisait son jogging du dimanche matin.

Prochainement on mettra quelques photos pour illustrer tout ça parce que d’ici c’est beaucoup trop lent et on a faim.

PS : j’oubliais un autre élément « favorable » à prendre en compte pour une bonne préparation… en cas d’irritation, se tartiner la gueule de savon (et là j’y suis pour rien ;) )

Seb

ça y est c’est fait, il a  fait le Marathon de Barcelone. 1er Marathon sec en- de 3H, l’objectif est rempli, et pourtant avant le départ on y croyait plus vraiment. C’est par ces épreuves que je peux dire haut et fort que mon mari a un mental d’acier, un mental de fer. Rien de surprenant finalement à ce qu’il soit Ironman.

Malgré des conditions pas forcément très favorables (dont je vous ferais le récit juste après), il revient avec un résultat plus que honorable: avec plus de 15000 coureurs au départ, Alexandre se classe à l’arivée 434 ème au général et 135ème dans sa catégorie. Chapeau bas. Jes suis très très fière de toi mon chéri.

Séance émotion terminée, je vais vous expliquer un peu plus en détail comment arriver à ces résultats. Car oui, il ne faut pas le croire, on arrive pas à de tels résultats sans rien:

- Phase 1 ENTRAINEMENT : ne pas s’entraîner spécifiquement pour un marathon. Privilégiez plutôt un autre sport: le vélo, ou encore mieux la natation: et oui les bras sont très importants, on n’y pense pas assez …

- Phase 2 HYDRATATION : déshydratez vous lors d’une sortie à vélo qqes jours avant. Et oui, c’est tellement plus sympa de compliquer les choses!!

- Phase 3 REPOS: ne pas se reposer. Tentez 2 jours avant une nuit blanche. Un conseil simple si vous êtes déjà fatigué et que vous craignez de ne pas pouvoir respecter cette phase, invitez votre super pote, celui qui ronfle très très fort. Et oui je sais ce que c’est moi aussi mon chéri, car toi aussi tu ronfle … Et puis après votre pseudo-nuit, allez randonner la veille du marathon au min 3H, sur les monts qui dominent la ville, et enchaînez directement par une soirée au Nou Camp pour un match de foot. De retour à 23H30 à l’hôtel, vous pouvez vous coucher, le plus dur a été fait. Et cette fois tachez de dormir malgré les ronflements car vous me semblez quand même très très fatigué …

- Phase 4 ALIMENTATION:  Ah comme bcp vous dirons, une des phase les plus importante du marathon. Donc là quand votre femme vous propose de vous préparer un plat de pâtes ou riz pour la veille au soir, surtout refusez. Préférez plutôt la veille au soir un petit sandwich au saucisson: c’est tellement meilleur, et si vous avez encore faim, allez dormir : demain est un autre jour: le jour du marathon …

- Phase 5 LE MENTAL, LA FORCE: si comme Alexandre vous avez une petite carence sur ce point (et ceux qui le connaissent comprendrons bien tte l’ironie de ma phrase …), portez sur vous qqe chose qui symbolise la force mentale, le courage, cela vous guidera et vous rendera plus fort tout au long des 42,..km. Pour Alexandre, ce sera le T-shirt Oasics que sa merveilleuse femme a gagné pour lui à la sueur de son front sur l’Urban Trail de Lyon (enfin pour lui … il était juste un peu grand pour moi quoi … et puis gagné … en fait tt participant en a un, mais bon ne dépaignons pas le tableau).   

Et avec cet entraînement personnalisé, je suis sûre que votre douleur au genou sera évacuée comme par enchantement.

Alors faites comme lui, ne négligez pas votre préparation.

En non direct de Barcelone, c’était Caroline. A bientôt pour de prochaines aventures !!!!

Et avant de clore cet article, je tiens à féliciter mon cher mari qui nous a une fois plus fait preuve de force et de courage. Mais je tiens aussi à remercier notre cher ami Sebastian, qui a soutenu Alex avant, pendant et après le marathon, et qui n’a cessé de l’encourager (selon les dires d’Alex « Seb était partout!!! ») grâce à une logistique de pointe, préparée méticuleusement et bien en avance.   Vous pouvez maintenant profitez serainement de votre WE, et de Barcelona !! c’est bien mérité.

PS: Philippe Despas est très fier de son fils (… quoique un peu frustré que son fils batte son record perso de marathon…). Désolé Philippe, pas trop rencunier j’espère :) ) on pense à toi très fort.

hola todos,

nous voilà arrivés Sebastian et moi à barcelone.

départ hier en voiture du boulot à 18h20, embouillage autour de Lyon et pas mal de monde sur la route. Ce sont les retours et les départs en vacances et on sent les gens un peu stress. C’est loin d’être notre cas, nous on est cool, on part en week-end.

Le trajet se passe bien, on se relaie, Seb fait les deux dernières heure, nous arrivons à 1h16 (pas 15, pas 17)

j’ai dormi la dernière demi heure, je suis off.

nous prenons la clé de la chambre et je m’endors assez rapidement.

l’hôtel est à côté de l’autoroute et bizarrement, je n’entends pas les voitures, un bruit, un son, couvre celles ci. c’est comme si un ours dormait à proximité de moi, il grogne…

à mais non, je suis con ,c’est Seb qui ronfle.c’est le début d’une nuit inoubliable, merci encore Seb.

réveil ce matin à 8H , petite douche, un article et on part déjeuner.