Lors du dernier article, je vous avez laissé sur la ligne de départ, voici la suite :
alors nous y voila, il est 8h30, le départ est lancé pour les athlètes élites ,nous partirons 2’30 min après.
c’est notre tour, je décide de partir tranquillement , à mon rythme et laisser partir les fous fous devant. je suis à mon rythme, je ressent dans les quadriceps, la fatigue musculaire de la marche de la veille, mais ça pourrait être pire…
les kilomêtres défilent dans la ville, à travers les grands boulevards, je reste à mon rythme de croisière. je n’ai ni montre, ni cardio, aucun point de repaire si ce n’est mes sensations . de toute façon, il serait utopique de penser pouvoir suivre un rythme pédéfini, vu ma condition. je sais pertinement que mes aventures de la veille et mon dernier repas vont me couter cher et se rappeleront à moi tot ou tard, je ne fait pas d’illusion. j’ai d’ailleur pris avec moi un billet de 5 euros pour rentrer en métro en cas d’abandon. je ne veux surtout pas me blesser alors que la saison n’a même pas commencer.
km7, j’entends Seb m’encourager, ça fait du bien, ça booste. à ce moment, les sensations ne sont pas aussi terribles que je l’avait envisagé. la fatigue est bien présente mais je peux courir à un bon rythme.
les kilomêtres passent, je pense à bien boire, bien me ravitailler. je ne suis pas aérien, mais j’ai le sentiment d’être très régulier. je n’ai aucuns moyens de savoir ou j’en suis. je suis à l’écoute de mon corps et me fie à mes sensations.
le marathon me fait traverser la ville de part en part et je découvre tous les haut lieu de barcelone. il faut reconnaitre que le tracé est idéal pour découvrir la ville.
tous les 5 kms, je retrouve Seb qui lui aussi fait son marathon métro course marche pour me retrouver à différent passage. nous échangeons à chaque fois et lui fait part de mes sensations et du fait que je pense pouvoir le finir.
je passe le premier semi en 1h28’44, je fait ma route tranquillement, régulièrement.
au km 28 les douleurs musculaires se font terriblement sentir. elles arrivent 7 km plus tôt que d’habitude. je sais que mon programme de la veille et que mon sandwich au saussisson en guise de dernier repas y sont pour quelques chose. je savais que ça allait se faire ressentir sur la distance, mais ça arrive quand même bien tôt. à partir de là, j’ai conscience que ça va devenir difficile. je me dit que se ne sont que des douleurs mais qu’objèctivement, mes muscle, sous cette douleur sont censés fonctionner normalement. je soigne mes ravitos et m’oblige à garder le rythme en me disant que la douleur n’est qu’un état d’esprit, il ne faut pas l’écouter.
je croise Seb et lui dit que « là, ça va commencer à devenir difficile », il m’est d’un grand soutien, il m’encourage, je le retrouve partout, ça m’aide. parfois, je le cheche dans la foule et ça me fait un peu oublier mes jambes .
Sur les 14 derniers km, je me focalise sur ma foulée, ma respiration, je m’obstine à garder le même rythme. je me dis que je dois conserver mon rythme et aller le plus loin possible comme ça, et si je doit exploser, j’aurai au moins fait pas mal de kilomêtres à un rythme régulier. les kilomêtre défilent, je reste concentré et ne fais plus vraiment attention aux décors qui m’entourent, je suis dans le dur..
km 38, il en reste 4, je sais maintenant que je vais aller au bout. un coureur à coté de moi me dit q’on passera sous les trois heures. je suis content vu ma condition. je ne m’enflamme pas et reste au même rythme.
la ligne d’arrivée se profile, il est 11h30, tout au fond: l’ancien palais royal. cette image restera gravé à jamais en moi.
c’est fini, je l’ai fait malgrès tout, bien conscient d’avoir tenté le diable et de n’être pas passé loin de la correctionnelle. Seb arrive, me félicite, je suis heureux mais lui dit: « plus jamais comme ça, c’est une connerie ».
l’après midi à été savouré comme jamais: fariente au soleil et un bon repas: la sempiternelle pizza d’après course le midi et une bonne paella le soir. nous rentrons à l’hotel vers les 23h30. je suis érinté et dit à Seb qu’il peut ronfler autant qu’il veut, je suis tellement fatigué que je ne l’entendrai pas…
Grosse erreur, la nuit fut comme les précedentes: SONORE !!!
ça aussi, ça aura fait parti de l’aventure.merci encore Seb, haha…
le lendemain, nous avons visité la ville. enfin , autant que j’ai pu, j’avais du mal à marcher. des tapas à midi, visite de la vieille ville l’après midi et nous sommes reparis vers 17h et arrivé aux alentours des minuits.
ce fut un sacré weekend, qui restera gravé à jamais dans ma mémoire, merci Seb d’avoir partagé cette aventure avec moi et de m’avoir soutenu et supporté (à tous les sens du termes)durant ces quelques jours
la nuit qui suit, fut réparatrice, enfin pas pour tout le monde, il parrait que j’ai…………….RONFLé !!!!!! (oups )
PS: j’ai encore un peu de mal à marcher, mais ça va
PS’: ma fierté sur cette épreuve, hormis le fait d’être allé au bout restera ma régularité: j’ai passé le premier semi en 1h28’44 et le deuxième en 1h28’43, 1 seconde de mieux, faut le faire non ? et le tout sans montre !
j’ai également été hyper régulier, sur chaque 5 km : 20’58/20’40/21’22/21’11/20’40/20’53/21’26/21’18//2.2 km 9’03. j’aurai voulu le faire que…
voici le lien vers toutes les infos de ma course: http://www.barcelonamarato.es/cgi-bin/buscate.py






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